Trump choisit finalement son ancien Air Force One et relance la polémique autour du Boeing offert par le Qatar
Trump choisit finalement son ancien Air Force One et relance la polémique autour du Boeing offert par le Qatar

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi qu’il quitterait la Turquie à bord d’un ancien appareil Air Force One plutôt que d’utiliser le Boeing 747 récemment rénové offert par le Qatar, un revirement inattendu qui relance les interrogations sur la coûteuse modernisation de cet avion destiné à servir de solution provisoire.

Ce déplacement en Turquie constituait le premier voyage international du nouvel appareil, dans un contexte marqué par une montée des tensions avec l’Iran, voisin de la Turquie. Le changement d’avion intervient après plusieurs mois de débats autour de ce cadeau du gouvernement qatari, alors que Boeing accumule les retards dans la livraison des futurs Air Force One de nouvelle génération.

Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a expliqué qu’il utiliserait un ancien Air Force One « par nostalgie » pour rejoindre la base aérienne de Mildenhall, au Royaume-Uni. Le Boeing offert par le Qatar effectuera néanmoins une escale sur cette même base afin que les militaires américains qui y sont déployés puissent visiter l’appareil.

Le nouvel avion est un Boeing 747 offert aux États-Unis par le Qatar l’an dernier, puis réaménagé par le groupe de défense L3Harris Technologies. Il arbore une nouvelle livrée rouge, blanche, bleu foncé et dorée, choisie par Donald Trump, rompant avec les couleurs traditionnelles d’Air Force One utilisées depuis plusieurs décennies.

Interrogé sur une éventuelle menace d’assassinat qui aurait pu motiver sa décision de changer d’avion au départ de la Turquie, le président américain n’a pas répondu directement. Il a toutefois déclaré devant la presse être « la cible numéro un de l’Iran », tout en ajoutant que cela ne modifiait pas son attitude face à cette menace.

L’acceptation du Boeing qatari avait déjà suscité de nombreuses critiques aux États-Unis. Plusieurs experts avaient souligné que cet appareil de luxe nécessitait d’importants travaux pour répondre aux exigences de sécurité présidentielle, notamment en matière de communications sécurisées, de protection contre les écoutes et de capacités de défense antimissile. Ce nouveau changement de programme remet une nouvelle fois en lumière les controverses entourant son utilisation.

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