Le président taïwanais Lai Ching-te a annulé un déplacement prévu en Eswatini, invoquant des pressions exercées par la Chine sur plusieurs États africains. Cette décision illustre les tensions persistantes autour du statut international de Taïwan.
Le voyage devait débuter cette semaine à l’occasion du 40e anniversaire de règne du roi Mswati III. L’Eswatini fait partie des rares pays — une douzaine seulement — à reconnaître officiellement Taïwan, que Pékin considère comme une province chinoise.
Selon Taipei, trois pays africains — les Seychelles, Maurice et Madagascar — ont retiré sans préavis les autorisations de survol nécessaires à l’avion présidentiel. Les autorités taïwanaises affirment que cette décision résulte de « pressions intenses » de Pékin, notamment sous forme de coercition économique.
La Chine n’a pas immédiatement réagi à ces accusations. Elle s’oppose fermement à toute reconnaissance diplomatique de Taïwan et utilise régulièrement son influence économique et politique pour isoler l’île sur la scène internationale.
Cet épisode met en lumière la stratégie d’influence de Pékin en Afrique, où ses investissements et partenariats se sont considérablement renforcés ces dernières années. Pour Taïwan, chaque déplacement officiel constitue un enjeu diplomatique majeur dans un contexte d’isolement croissant.
L’annulation de cette visite souligne ainsi la difficulté pour Taipei de maintenir et développer ses relations internationales face à la pression constante de la Chine, qui cherche à limiter toute forme de reconnaissance de l’île comme État souverain.
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