Les dirigeants des pays membres de l’OTAN se réuniront la semaine prochaine à Ankara dans l’espoir de désamorcer les tensions avec le président américain Donald Trump et de démontrer que les alliés européens renforcent leurs capacités de défense. Ce sommet intervient dans un contexte marqué par des divergences sur l’Iran, le Groenland et l’avenir de l’engagement des États-Unis au sein de l’Alliance.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, estime que cette rencontre permettra de montrer que les pays européens tiennent leurs engagements en matière de dépenses militaires afin de dissuader toute agression russe. Plusieurs contrats d’armement représentant des dizaines de milliards de dollars devraient être conclus à cette occasion.
Les dirigeants devraient également réaffirmer leur soutien à l’Ukraine en maintenant le financement des livraisons d’armes face à l’invasion russe. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu à un dîner organisé par le président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui doit aussi s’entretenir en tête-à-tête avec Donald Trump.
Les responsables européens espèrent que les relations privilégiées entre Donald Trump, Recep Tayyip Erdoğan et Mark Rutte permettront le bon déroulement du sommet. Ils restent toutefois prudents, compte tenu des tensions persistantes entre les deux rives de l’Atlantique, notamment après les désaccords liés à l’Iran et les critiques répétées du président américain envers l’OTAN.
Quelques jours avant la réunion, Donald Trump a de nouveau affirmé que les États-Unis consacraient des ressources importantes à la protection de leurs alliés sans en retirer suffisamment de bénéfices. En réponse, Mark Rutte a insisté sur le fait que l’Alliance contribue également à la sécurité américaine et que les pays européens assument désormais une part croissante de la charge collective.
Selon le secrétaire général de l’OTAN, les membres européens de l’Alliance et le Canada ont augmenté leurs dépenses de défense de 90 milliards de dollars en 2025, pour dépasser 570 milliards de dollars au total. Les États membres se sont engagés à consacrer d’ici 2035 l’équivalent de 3,5 % de leur produit intérieur brut aux dépenses militaires essentielles, ainsi que 1,5 % supplémentaire à des investissements liés à la défense, notamment dans la cybersécurité.
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