Le Premier ministre de Slovénie Robert Golob a entamé des discussions pour former un gouvernement de coalition, après des élections législatives particulièrement serrées.
Selon les résultats quasi définitifs du scrutin du 22 mars, son parti, le Mouvement de liberté (GS), a obtenu 29 sièges, soit un de plus que le Parti démocratique slovène (SDS), dirigé par Janez Janša.
Aucun des deux camps ne disposant de majorité au Parlement, composé de 90 sièges, les négociations avec les petits partis deviennent déterminantes pour former un gouvernement.
Robert Golob a proposé la formation d’un gouvernement d’unité nationale, invitant l’ensemble des partis représentés au Parlement — à l’exception du SDS — à rejoindre une coalition élargie.
Cette stratégie vise à répondre rapidement aux défis économiques, notamment la flambée des prix de l’énergie qui touche l’Europe dans le contexte international actuel.
Mais cette main tendue a été rejetée par plusieurs partis de centre-droit, proches du SDS, qui cherchent à constituer une alternative majoritaire.
Le SDS a également contesté le déroulement du scrutin, évoquant des irrégularités présumées.
Dans ce paysage politique fragmenté, les petites formations apparaissent comme des acteurs clés, susceptibles de faire basculer la majorité.
L’issue des négociations déterminera la stabilité politique du pays dans les semaines à venir.
Elle sera également scrutée à l’échelle européenne, dans un contexte de tensions économiques et géopolitiques accrues.
La Slovénie entre ainsi dans une phase décisive pour la formation de son prochain gouvernement.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.