Séoul veut du combustible nucléaire américain pour son premier sous-marin à propulsion nucléaire (AP)
Séoul veut du combustible nucléaire américain pour son premier sous-marin à propulsion nucléaire (AP)

La Corée du Sud souhaite se procurer de l’uranium enrichi auprès des États-Unis afin d’alimenter son futur sous-marin à propulsion nucléaire, a déclaré vendredi un haut responsable de la présidence sud-coréenne. Ce projet marque une étape majeure dans les ambitions de Séoul de renforcer ses capacités navales face à la montée des tensions régionales.

Selon ce responsable, le président sud-coréen Lee Jae Myung a indiqué à Donald Trump, lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Gyeongju, que le sous-marin serait construit sur le territoire sud-coréen. Il a également demandé au président américain une assistance pour la fourniture du combustible nucléaire. Washington aurait donné son accord de principe pour que Séoul utilise ce type de carburant dans le cadre du projet.

L’accord nucléaire bilatéral actuel interdit toutefois à la Corée du Sud d’enrichir l’uranium ou de retraiter du combustible nucléaire usé à des fins militaires. Ce point soulève donc des interrogations sur la conformité du projet et sur la nature du soutien américain.

La position du président Lee semble contredire les déclarations récentes de Donald Trump, qui avait affirmé sur sa plateforme Truth Social que le sous-marin serait construit « dans les chantiers navals de Philadelphie, ici même, en Amérique ». Ces propos ont suscité un vif débat à Séoul, où plusieurs parlementaires ont exigé que la construction soit réalisée localement, afin de consolider le savoir-faire industriel et l’indépendance stratégique du pays.

En parallèle, Washington et Séoul finalisent un accord économique et sécuritaire de 350 milliards de dollars portant à la fois sur les investissements, les droits de douane et la coopération militaire. Ce texte, encore en cours d’élaboration, inclurait des dispositions liées au programme de sous-marins à propulsion nucléaire.

Le responsable sud-coréen a reconnu que les discussions avançaient lentement, en raison de la complexité du dossier. « Ce sont des sujets que nous poursuivons depuis des décennies sans parvenir à les résoudre », a-t-il déclaré. « Les ajustements de formulation sont délicats, mais l’alliance américano-coréenne reste pleinement alignée sur les grands objectifs. »

Si le projet se concrétise, la Corée du Sud rejoindrait le cercle restreint des nations disposant de sous-marins à propulsion nucléaire, un pas stratégique face aux menaces croissantes de la Corée du Nord et à la montée en puissance navale de la Chine.

Que retenir rapidement ?

La Corée du Sud souhaite se procurer de l’uranium enrichi auprès des États-Unis afin d’alimenter son futur sous-marin à propulsion nucléaire, a déclaré ven

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