Sécurité arctique : la Finlande veut un plan finalisé avant le sommet clé de l’OTAN en juillet
Sécurité arctique : la Finlande veut un plan finalisé avant le sommet clé de l’OTAN en juillet

Le président finlandais Alexander Stubb a déclaré jeudi souhaiter qu’un plan visant à renforcer la sécurité dans l’Arctique soit prêt d’ici le sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord prévu en juillet en Turquie. Cette annonce intervient après la présentation par les États-Unis d’un accord-cadre destiné à désamorcer le différend sur l’avenir du Groenland.

Plus tôt, le président américain Donald Trump a affirmé avoir obtenu un accès « total et permanent » des États-Unis au Groenland dans le cadre d’un accord avec l’OTAN. Le secrétaire général de l’Alliance a de son côté estimé que les alliés devaient renforcer leur engagement en matière de sécurité arctique afin de contrer les menaces émanant de la Russie et de la Chine.

Cet accord a été évoqué après que Donald Trump a renoncé à menacer d’imposer des droits de douane à huit alliés européens en raison de leur opposition à ses ambitions concernant le Groenland, et après avoir exclu tout recours à la force pour s’emparer de cette île stratégique et riche en ressources minérales.

Alexander Stubb a indiqué qu’il souhaitait la mise en place d’un ensemble de mesures « assez similaires » à celles adoptées lors de l’accord de La Haye en juin dernier, lorsque les dirigeants de l’OTAN avaient soutenu une forte augmentation des dépenses de défense. « Dans un monde idéal, nous aurions quelque chose de prêt pour le sommet de l’OTAN à Ankara », a-t-il déclaré en marge du Forum économique mondial de Davos.

Selon le président finlandais, une architecture de sécurité arctique plus robuste devrait reposer sur une coopération étroite entre les membres scandinaves de l’OTAN — la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Islande — ainsi qu’avec les États-Unis et le Canada, afin de mieux coordonner la surveillance et la défense dans cette région stratégique.

Les récentes déclarations de Donald Trump ont suscité l’inquiétude dans plusieurs capitales européennes, poussant les dirigeants de l’Union européenne à se réunir en urgence à Bruxelles. Alexander Stubb s’est toutefois dit confiant dans la capacité de l’UE à maintenir un front uni sur le dossier du Groenland, soulignant l’importance d’entendre la position de la Première ministre danoise Mette Frederiksen.

Le Groenland, territoire autonome du royaume du Danemark, est au cœur d’enjeux géopolitiques croissants dans l’Arctique. Si Donald Trump affirme que seuls les États-Unis peuvent en garantir la sécurité face aux ambitions chinoises et russes, son approche a ravivé les craintes de tensions au sein de l’OTAN et d’un possible regain de frictions commerciales avec l’Europe.

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