Le Premier ministre britannique Keir Starmer a présenté des excuses officielles aux victimes du système d’adoptions forcées qui a touché des dizaines de milliers de femmes et d’enfants au Royaume-Uni après la Seconde Guerre mondiale. Il a qualifié ces pratiques de « tache dans notre histoire ».
Selon les estimations évoquées, environ 185 000 enfants auraient été séparés de leur mère dans le cadre de ce système, qui a principalement ciblé des femmes célibataires jugées socialement stigmatisées entre la fin des années 1940 et les années 1970. Le chef du gouvernement a reconnu la responsabilité de l’État dans ces pratiques.
Devant le Parlement, Keir Starmer a déclaré, au nom du pays, que les victimes méritaient des excuses claires et sans ambiguïté. Il a exprimé ses regrets pour les souffrances durables causées par ce système, évoquant une défaillance institutionnelle prolongée dans la protection des mères, des enfants et des familles.
Le dispositif en question s’est développé entre 1949 et 1976, dans un contexte social marqué par une forte pression morale. L’État britannique et certaines institutions religieuses ont contribué à un système dans lequel les jeunes femmes enceintes hors mariage étaient souvent contraintes d’abandonner leur enfant pour se conformer aux normes de l’époque.
Ces révélations et excuses officielles s’inscrivent dans une démarche plus large de reconnaissance des abus historiques commis par des institutions publiques. Le gouvernement britannique fait face à des appels croissants à des réparations et à une enquête approfondie sur les conséquences de ces pratiques.
Cette déclaration marque une étape importante pour les victimes et leurs familles, qui réclament depuis des années une reconnaissance officielle du traumatisme subi et de ses répercussions à long terme.
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