Les alliés européens des États-Unis s’inquiètent d’un possible accord-cadre conclu à la hâte avec l’Iran, craignant qu’une entente superficielle ne complique davantage les négociations à long terme. Plusieurs diplomates estiment qu’une telle approche pourrait aboutir à une impasse technique durable.
Selon des sources ayant participé aux discussions avec Téhéran, Washington pourrait être tenté de conclure rapidement un accord afin de revendiquer une victoire diplomatique pour le président Donald Trump. Mais une telle stratégie risquerait, selon eux, de laisser en suspens des questions essentielles liées au programme nucléaire iranien.
Les différends techniques restent nombreux, notamment sur le niveau d’enrichissement de l’uranium et les modalités de levée des sanctions. Ces points sensibles pourraient nécessiter des mois, voire des années de négociations supplémentaires s’ils ne sont pas correctement réglés dès le départ.
« Le problème n’est pas l’absence d’accord. Le problème, c’est qu’un mauvais accord initial engendre d’innombrables problèmes par la suite », a averti un haut diplomate européen, reflétant les préoccupations partagées au sein des capitales européennes.
De son côté, l’Iran réclame des garanties solides, tandis que les Européens souhaitent être davantage impliqués dans le processus de négociation. Cette divergence d’approche complique encore la recherche d’un compromis global.
La Maison Blanche a rejeté ces critiques, défendant sa stratégie et son équipe de négociation. Mais dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les craintes d’un accord mal calibré continuent d’alimenter les débats au sein des alliés occidentaux.
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