Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est arrivé ce jeudi 3 avril en Hongrie, accueilli avec les honneurs par le gouvernement de Viktor Orban. Il s’agit de son premier déplacement en Europe depuis l’émission d’un mandat d’arrêt contre lui par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés dans la bande de Gaza.
Une visite hautement politique
Invité dès l’annonce du mandat d’arrêt, Netanyahou bénéficie du soutien affiché de Viktor Orban, qui dénonce une décision « honteuse ». La Hongrie, bien que signataire du Statut de Rome, affirme ne pas être liée juridiquement par la CPI, en l’absence de ratification complète du traité. Des sources diplomatiques indiquent même qu’un retrait officiel de la Cour pourrait être annoncé prochainement.
Ce déplacement a une portée stratégique : Netanyahou cherche à réhabiliter sa capacité à voyager hors d’Israël malgré la menace judiciaire internationale. Il pourrait ainsi tester la réaction d’autres alliés européens, comme l’Allemagne, dont le prochain chancelier Friedrich Merz aurait assuré qu’il ne serait pas inquiété s’il venait à Berlin.
Alors que la guerre à Gaza se poursuit, cette visite illustre les divisions profondes entre États européens sur la justice internationale et l’équilibre entre diplomatie et respect du droit. Pendant ce temps, Netanyahou reste sous pression à Jérusalem, confronté à des turbulences internes et des enquêtes visant son entourage.