Naufrage en mer d’Andaman : un survivant rohingya décrit l’horreur, près de 250 disparus
Naufrage en mer d’Andaman : un survivant rohingya décrit l’horreur, près de 250 disparus

Un survivant rohingya a livré un témoignage bouleversant après le naufrage d’un bateau surchargé dans la mer d’Andaman, qui a laissé environ 250 personnes portées disparues. Le drame s’est produit au début du mois d’avril lors d’une traversée clandestine vers la Malaisie.

L’embarcation avait quitté Teknaf, dans le sud du Bangladesh, avec à son bord des réfugiés rohingyas et des ressortissants bangladais. Selon les agences de l’Organisation des Nations unies spécialisées dans les migrations et les réfugiés, le bateau a chaviré après plusieurs jours en mer, en raison de conditions météorologiques difficiles, de vents violents et d’une surcharge extrême.

D’après les survivants, près de 300 personnes étaient entassées à bord, dont des femmes et des enfants. Le témoignage de Rafiqul Islam, l’un des rescapés, décrit une traversée éprouvante de quatre jours et quatre nuits, marquée par la peur, le manque d’espace et des conditions de plus en plus dangereuses.

Pour éviter les patrouilles maritimes, les passeurs auraient contraint les passagers à se cacher dans des compartiments étroits destinés au stockage de poissons et de filets. Cette promiscuité extrême aurait aggravé la situation à mesure que la mer devenait plus agitée.

Le Bangladesh accueille environ 1,2 million de réfugiés rohingyas, la plupart ayant fui les violences au Myanmar en 2017. Malgré les dangers, de nombreux réfugiés continuent de tenter ces traversées périlleuses dans l’espoir de trouver sécurité et meilleures conditions de vie à l’étranger.

Ce nouveau drame met en lumière la vulnérabilité persistante des Rohingyas, souvent contraints de risquer leur vie en mer. Il souligne également l’ampleur des réseaux de trafic humain qui exploitent leur détresse dans une région où les solutions durables restent limitées.

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