Les responsables de la European Central Bank (BCE) ont reconnu les risques économiques liés à l’escalade géopolitique et à la flambée des prix de l’énergie, tout en affirmant leur détermination à empêcher une inflation durable dans la zone euro.
S’exprimant à Frankfurt avant la période de silence précédant la réunion de politique monétaire du 19 mars, plusieurs dirigeants de la banque centrale ont indiqué qu’ils surveillaient attentivement l’impact de la hausse des prix du pétrole sur l’économie européenne.
Depuis le début de l’année, les prix du pétrole ont bondi d’environ 50 %, notamment en raison des tensions provoquées par la guerre en Iran. Cette situation alimente les pressions inflationnistes et pourrait ralentir la croissance économique dans la zone euro.
Le président de la Deutsche Bundesbank, Joachim Nagel, a déclaré que la BCE devait rester particulièrement vigilante face au risque que la hausse des coûts de l’énergie se répercute durablement sur les prix à la consommation.
De son côté, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a tenu un discours similaire, estimant qu’il était encore trop tôt pour agir mais que la banque centrale devait rester prête à intervenir si l’inflation s’installait.
Les marchés financiers anticipent désormais la possibilité de nouvelles hausses de taux d’intérêt cette année, même si aucun changement de politique monétaire n’est attendu lors de la prochaine réunion de la BCE.