La police irlandaise est intervenue samedi pour mettre fin au blocage de la principale raffinerie de pétrole du pays, alors que des manifestations contre la hausse des prix des carburants paralysaient plusieurs infrastructures stratégiques. Cette mobilisation, jugée préoccupante par le gouvernement, a été qualifiée de « moment économique très dangereux » par un ministre de premier plan.
Des manifestants, en colère contre une augmentation de plus de 20 % du prix du diesel depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, ont déployé des tracteurs et des camions pour bloquer la raffinerie de Whitegate, unique site de raffinage du pays. En parallèle, deux ports, un terminal pétrolier ainsi que plusieurs axes routiers majeurs de la capitale, Dublin, ont été perturbés.
Les conséquences ont été immédiates : des centaines de stations-service se sont retrouvées à court de carburant, suscitant des inquiétudes quant à la continuité de certains services essentiels, notamment les secours. Les autorités redoutent un impact prolongé sur l’approvisionnement énergétique si la situation venait à perdurer.
Face à l’ampleur du blocage, les forces de l’ordre ont procédé à des interventions ciblées pour dégager les accès. Au moins un manifestant a été interpellé, tandis que d’autres ont été repoussés. Des équipements spécifiques ont été déployés pour déplacer les véhicules lourds entravant l’entrée de la raffinerie, selon des images diffusées par la chaîne publique RTÉ.
La police a également publié une vidéo montrant la reprise partielle de l’activité, avec plusieurs camions-citernes accédant à la raffinerie. Malgré cette avancée, la situation reste tendue, les autorités appelant à la levée des blocages pour éviter une aggravation de la crise énergétique et économique dans le pays.
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