À Téhéran, la famille de Mahdi Mirzahosseini, un boucher récemment installé à son compte, est toujours sans nouvelles de lui après la destruction de son commerce lors d’une attaque ayant frappé un complexe civil en pleine guerre.
L’homme, qui avait travaillé pendant près de vingt ans comme aide-boucher, avait ouvert sa propre boutique environ un an auparavant, déterminé à servir ses clients à l’approche du Nouvel An persan. Depuis lundi, jour de l’explosion qui a ravagé le bâtiment, ses proches vivent dans l’angoisse.
Selon des voisins, le complexe — qui abritait des logements, des commerces et une laverie — a été frappé à deux reprises à quelques secondes d’intervalle, peu après midi. Le site, ont-ils assuré, n’avait aucun lien avec des activités militaires.
Depuis le drame, ses deux frères aînés se rendent chaque jour sur les lieux pour tenter de retrouver des traces de Mahdi. Jusqu’à présent, seules sa clé de voiture et sa veste ont été retrouvées parmi les décombres, malgré les opérations de recherche menées à l’aide d’engins et d’équipes de secours.
Les secouristes ont indiqué avoir retrouvé les corps de six victimes et secouru 18 survivants. Mahdi Mirzahosseini reste à ce stade la seule personne portée disparue, selon sa famille.
Ce drame s’inscrit dans un contexte de bombardements intensifs. Le Croissant-Rouge iranien affirme que plus de 80 000 bâtiments civils ont été touchés depuis le début du conflit, illustrant l’ampleur des destructions.
Malgré l’incertitude, la famille refuse d’abandonner tout espoir. Chaque jour, elle poursuit les recherches, espérant encore retrouver Mahdi vivant sous les décombres, dans une guerre qui frappe durement les civils.
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