Le président américain Donald Trump a accordé, vendredi, une série de grâces à plusieurs de ses proches, dont Rudy Giuliani et Sidney Powell, tous deux accusés d’avoir participé aux manœuvres visant à renverser les résultats de l’élection présidentielle de 2020 remportée par Joe Biden. L’annonce a été confirmée lundi par un haut responsable du département de la Justice.
Dans une proclamation diffusée sur X, Trump a justifié cette mesure en affirmant vouloir mettre fin à « une grave injustice nationale » et ouvrir la voie à « la réconciliation du pays ». Selon le document, au moins 77 personnes figurent parmi les bénéficiaires, parmi lesquelles d’anciens avocats et conseillers politiques ayant participé à la campagne de contestation des résultats électoraux.
La liste inclut notamment Mark Meadows, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche, Jeffrey Clark, ex-responsable du ministère de la Justice, ainsi que les avocats John Eastman, Kenneth Chesebro, Christina Bobb et Boris Epshteyn.
Ces grâces s’appliquent exclusivement aux affaires fédérales et n’annulent donc pas les poursuites toujours en cours dans plusieurs États notamment en Géorgie, en Arizona, au Wisconsin et au Nevada pour des tentatives présumées de falsification de listes d’électeurs.
Le ministère de la Justice enquêtait depuis plusieurs années sur le projet d’envoi de « grands électeurs alternatifs » destiné à contester la victoire de Biden en 2020. L’affaire fédérale visant Trump lui-même avait été classée sans suite après son retour à la présidence en 2024, conformément à la politique du département interdisant les poursuites contre un président en exercice.
La Maison-Blanche a défendu ces grâces controversées. Sa porte-parole, Karoline Leavitt, a déclaré que « contester une élection est la pierre angulaire de la démocratie américaine ».
Cette vague de grâces illustre une nouvelle fois la volonté de Trump de solder les poursuites liées à la période post-électorale de 2020, alors que son administration reste sous le feu des critiques pour ses interférences répétées avec la justice.