Crash du vol Air India : les enquêteurs ciblent moteur et train d’atterrissage, inspections renforcées sur les Boeing 787
Crash du vol Air India : les enquêteurs ciblent moteur et train d’atterrissage, inspections renforcées sur les Boeing 787

Le crash tragique d’un Boeing 787-8 d’Air India, survenu jeudi à Ahmedabad et ayant causé la mort de plus de 240 personnes, fait désormais l’objet d’une enquête approfondie. Celle-ci se concentre sur plusieurs défaillances mécaniques potentielles, notamment au niveau du moteur, des volets et du train d’atterrissage, selon une source proche du dossier. En parallèle, le régulateur de l’aviation civile indienne a ordonné une série de contrôles de sécurité sur l’ensemble de la flotte de Dreamliners de la compagnie.

Le vol à destination de l’aéroport de Gatwick, au sud de Londres, a commencé à perdre de l’altitude quelques secondes après le décollage, avant de s’écraser dans une boule de feu sur un quartier résidentiel, touchant notamment une résidence universitaire. Une seule personne a survécu, tandis que les médias locaux évoquent au moins 24 morts supplémentaires au sol. Il s’agit de la catastrophe aérienne la plus meurtrière au monde depuis plus de dix ans.

Parmi les hypothèses examinées figurent une poussée moteur insuffisante, des anomalies sur les volets et la question de savoir pourquoi le train d’atterrissage serait resté déployé durant le décollage. L’enquête vise aussi à déterminer si des négligences de maintenance de la part d’Air India ont pu jouer un rôle. Aucune piste terroriste ou impact aviaire n’est pour l’instant privilégiée, bien que des experts antiterroristes participent aux investigations.

Les autorités ont retrouvé l’enregistreur de données de vol sur le toit d’un bâtiment frappé par l’avion, mais l’enregistreur de voix du cockpit reste introuvable à ce stade. Les autorités indiennes envisagent de clouer au sol temporairement toute la flotte nationale de 787 pendant l’enquête. Le régulateur a d’ores et déjà exigé des vérifications supplémentaires, notamment une inspection des paramètres de décollage et des commandes de vol avant chaque vol à compter du 15 juin.

Le Premier ministre Narendra Modi s’est rendu sur place, dans son État natal du Gujarat, exprimant sa tristesse devant la scène de désolation. « La scène de dévastation est attristante », a-t-il écrit sur X. Les équipes de secours ont terminé le ratissage du site, à la recherche des corps et de débris susceptibles d’éclairer les causes du drame.

Le constructeur du moteur, GE Aerospace, a déclaré soutenir pleinement les mesures du régulateur indien, insistant sur sa volonté d’apporter toute l’assistance technique nécessaire. L’appareil accidenté, mis en service en 2014, n’avait montré aucun signe de défaillance majeure avant le vol. Il transportait principalement des ressortissants indiens, britanniques, portugais et un citoyen canadien. C’est la première fois qu’un Dreamliner, en service depuis 2011, est impliqué dans un tel accident.

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