Les jurés ont entamé leurs délibérations dans le procès pour meurtre de Colin Gray, père de l’auteur présumé de la fusillade survenue en septembre 2024 au lycée d’Apalachee, à Winder, en Géorgie.
Les procureurs ont soutenu que le père avait armé et facilité l’action de son fils en lui offrant pour Noël un fusil que l’adolescent aurait ensuite utilisé pour tuer deux élèves et deux enseignants, et blesser sept autres personnes. Ils ont affirmé que l’affaire portait sur « les personnes qui ont armé Colt et qui lui ont permis d’agir comme il l’a fait ».
Colin Gray, 55 ans, fait face à 29 chefs d’accusation, dont deux pour meurtre au deuxième degré ainsi que des accusations d’homicide involontaire et de conduite imprudente. Il a plaidé non coupable.
Au cours d’un procès de onze jours, l’accusé a témoigné à sa propre décharge, affirmant avoir tenté d’être « un bon père » dans un contexte familial difficile. Il a déclaré ne jamais avoir imaginé que son fils, Colt Gray, commettrait l’attaque au lycée d’Apalachee, situé à environ une heure au nord-est d’Atlanta.
Les poursuites engagées contre un parent dans le cadre d’une fusillade scolaire restent rares aux États-Unis, où le débat sur la responsabilité des adultes dans l’accès des mineurs aux armes à feu demeure particulièrement sensible. Le verdict du jury pourrait avoir des répercussions importantes sur la manière dont les autorités traitent à l’avenir ce type d’affaires.