Le gouvernement brésilien a vivement critiqué la proposition des États-Unis d’imposer de nouveaux droits de douane sur les importations provenant de dizaines de pays, dont le Brésil. Dans un communiqué publié mercredi, Brasilia a exprimé son « profond désaccord » avec cette initiative, qu’il considère comme une mesure protectionniste déguisée.
L’administration du président américain Donald Trump envisage d’appliquer des droits de douane pouvant atteindre 12,5 % sur les produits importés depuis 60 économies. Washington justifie cette décision par la nécessité de lutter contre le commerce de biens fabriqués grâce au travail forcé.
Les autorités brésiliennes rejettent fermement cette accusation. Selon elles, la proposition américaine détourne la question de la protection des travailleurs pour légitimer des mesures commerciales unilatérales susceptibles de perturber les échanges internationaux.
Dans sa réaction officielle, le gouvernement du président Luiz Inácio Lula da Silva estime que la lutte contre le travail forcé est un enjeu sérieux qui ne doit pas être utilisée comme prétexte à des restrictions commerciales. Brasilia considère que ces nouveaux tarifs risquent d’affaiblir les principes du commerce international fondé sur des règles communes.
Le Brésil n’est pas le seul pays visé à contester la décision américaine. Plusieurs partenaires commerciaux des États-Unis ont également rejeté les conclusions de Washington concernant l’existence présumée de chaînes d’approvisionnement liées au travail forcé sur leur territoire.
Cette nouvelle controverse illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et plusieurs économies émergentes sur les questions commerciales. Alors que l’administration Trump multiplie les mesures destinées à protéger l’industrie américaine, de nombreux pays dénoncent une montée du protectionnisme susceptible d’alimenter de nouveaux différends économiques à l’échelle mondiale.
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