L’ambassade des États-Unis à Bagdad a été la cible, tôt mardi matin, d’une attaque coordonnée impliquant des roquettes et au moins cinq drones, selon des sources sécuritaires irakiennes. Il s’agit de l’assaut le plus intense contre la représentation diplomatique américaine depuis le début de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran.
D’après un témoin sur place, au moins trois drones ont été observés en direction de l’ambassade. Le système de défense aérienne C-RAM a réussi à en intercepter deux, mais un troisième a réussi à pénétrer dans l’enceinte du complexe, provoquant des flammes et une épaisse fumée visibles depuis l’extérieur.
Une explosion a également été entendue dans la capitale irakienne, confirmant la violence de l’attaque. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des colonnes de fumée s’élevant au-dessus de la zone diplomatique, déjà fortement sécurisée.
Au moment des faits, l’ambassade américaine n’était pas joignable pour commenter la situation, ses lignes téléphoniques étant inactives. L’ampleur des dégâts et un éventuel bilan humain n’étaient pas immédiatement connus.
Cette attaque intervient dans un contexte de fortes tensions régionales. Des milices pro-iraniennes en Irak ont intensifié leurs actions contre les intérêts américains, en réponse à la guerre déclenchée fin février entre Washington, Israël et Téhéran.
La veille, le groupe Kataib Hezbollah, allié de l’Iran, avait annoncé la mort de l’un de ses hauts responsables. Par ailleurs, les Forces de mobilisation populaire ont indiqué que des frappes aériennes avaient tué au moins huit de leurs combattants près de la frontière syrienne.
L’escalade des attaques en Irak souligne le risque d’extension du conflit à l’ensemble de la région, alors que les représailles indirectes contre les positions américaines se multiplient.