Aux confins du globe, le Chili veut sanctuariser un territoire sauvage avec un nouveau parc national (AP)
Aux confins du globe, le Chili veut sanctuariser un territoire sauvage avec un nouveau parc national (AP)

À l’extrême sud du continent américain, là où les forêts subantarctiques rencontrent des mers glacées et des glaciers battus par les vents, le Chili s’apprête à créer un vaste parc national destiné à protéger une faune menacée et des écosystèmes parmi les plus préservés de la planète.

Le projet de parc national du cap Froward, situé sur la péninsule de Brunswick, couvrirait environ 150 000 hectares de forêts, de tourbières, de glaciers et de zones côtières bordant le détroit de Magellan. Cette région isolée, considérée comme l’un des points les plus méridionaux du continent, abrite une biodiversité unique, aujourd’hui fragilisée par le changement climatique et certaines pressions humaines.

Porté par l’État chilien en collaboration avec l’organisation Rewilding Chile, le projet vise à garantir une protection à long terme de ces paysages spectaculaires tout en favorisant la restauration des habitats naturels. Les autorités et les acteurs environnementaux espèrent ainsi préserver des espèces emblématiques et maintenir l’équilibre écologique de cette zone extrême.

La création de ce parc s’inscrit dans une stratégie plus large du Chili, déjà reconnu pour son réseau étendu d’aires protégées, notamment en Patagonie. Elle renforcerait la place du pays comme acteur majeur de la conservation environnementale en Amérique du Sud, tout en ouvrant la voie à un développement contrôlé de l’écotourisme.

À terme, le parc national du cap Froward pourrait devenir un symbole de la protection des territoires les plus reculés de la planète, rappelant l’urgence de préserver des espaces naturels intacts face aux bouleversements climatiques et à la perte accélérée de biodiversité.

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