Au Venezuela, l’ONU estime que l’appareil répressif reste en place après la chute de Maduro
Au Venezuela, l’ONU estime que l’appareil répressif reste en place après la chute de Maduro

Une mission d’enquête de l’Organisation des Nations unies a affirmé que l’appareil répressif de l’État vénézuélien demeure largement intact malgré la destitution de l’ancien président Nicolás Maduro au début de l’année.

Dans un rapport présenté au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, les enquêteurs estiment que « les structures institutionnelles facilitant les violations des droits humains n’ont pas été démantelées ». Selon la mission, au moins 87 détentions à motivation politique ont été recensées depuis la chute de Maduro.

Les auteurs du rapport indiquent également que plusieurs responsables gouvernementaux et militaires précédemment identifiés comme impliqués dans des crimes contre l’humanité continuent d’exercer une influence importante au sein des institutions du pays.

La crise politique s’est aggravée après la destitution de Maduro par les États-Unis début janvier. L’ancienne vice-présidente Delcy Rodríguez a pris la tête du pays à titre intérimaire et a engagé plusieurs réformes économiques, notamment dans les secteurs pétrolier et minier afin d’attirer davantage d’investissements.

Le nouveau gouvernement a aussi adopté une loi d’amnistie destinée à libérer des milliers de détenus. Les autorités affirment que près de 2 200 personnes ont déjà été remises en liberté, mais des organisations locales de défense des droits humains dénoncent un manque de transparence et estiment que le nombre réel de prisonniers politiques libérés est bien inférieur.

Selon l’ONG Foro Penal, des opposants continuent d’être arrêtés ou poursuivis malgré les annonces de réforme. La mission de l’ONU appelle à la libération de tous les prisonniers politiques et affirme que de véritables changements ne pourront intervenir tant que les structures de répression de l’État ne seront pas démantelées.

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