L’enquête sur Jeffrey Epstein connaît un nouveau développement aux États-Unis, alors que les autorités du Nouveau-Mexique examinent pour la première fois son ranch isolé, relançant les interrogations sur ses liens avec des figures politiques influentes de l’État.
La police a récemment perquisitionné le ranch Zorro, situé près de Stanley, à la recherche de preuves d’abus présumés. Des victimes affirment que le financier, condamné pour crimes sexuels, y aurait commis des actes dans un cadre isolé, présenté comme un refuge à thème western.
Parallèlement, une « commission de vérité » mise en place par l’Assemblée législative du Nouveau-Mexique enquête sur les relations d’Epstein avec des responsables politiques locaux. Cette initiative, une première aux États-Unis, vise à éclaircir les éventuelles défaillances institutionnelles ayant permis la poursuite de ses activités.
Les investigations portent notamment sur ses liens avec des dirigeants du Parti démocrate de l’État, dont deux anciens gouverneurs et un ex-procureur général. Selon les éléments examinés, Epstein aurait continué à rencontrer ces responsables et à financer leurs campagnes bien après sa condamnation en 2008.
D’après des documents et des témoignages, Epstein a versé plus de 160 000 dollars à plusieurs campagnes électorales entre 2002 et 2014. Dans certains cas, il figurait parmi les principaux donateurs extérieurs, ce qui soulève des questions sur l’influence qu’il a pu exercer.
Le ranch Zorro aurait joué un rôle central dans son réseau de trafic sexuel, qui s’étendait des îles Vierges américaines à New York et à la Floride, selon des documents judiciaires et des archives récemment rendues publiques par le ministère de la Justice.
Cette nouvelle phase de l’enquête pourrait apporter des éclaircissements sur l’ampleur du réseau d’Epstein et sur les complicités ou négligences éventuelles. Elle ravive également le débat sur la responsabilité des institutions face à l’un des scandales les plus retentissants de ces dernières décennies.
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