L'humouriste Djamil le Shlag revendique une discrimination assumée contre "les blancs"
L'humouriste Djamil le Shlag revendique une discrimination assumée contre "les blancs"

Invité le vendredi 7 novembre sur le média militant Paroles d’honneur, l’humoriste Djamil le Shlag a multiplié les propos ouvertement hostiles envers les Blancs, tout en revendiquant pratiquer une discrimination à l’embauche. Au cours de l’émission, l’humoriste a expliqué « avoir peur lorsqu’il est entouré de Blancs », puis a préconisé « ne jamais allé tout seul dans un endroits où il n’y a que des blancs », avant d’assurer que, dans son entreprise chargée de produire ses spectacles et de promouvoir d’autres artistes, il ne recrutait que « des Arabes et des Noirs ». Djamil le Shlag est aujourd’hui animateur d’une émission hebdomadaire d’humour nommée « Les grands remplaçants », diffusée sur Radio Nova, propriété de l’homme d’affaires Matthieu Pigasse. Un choix qu’il a présenté comme volontaire et assumé, estimant que son objectif était de « mettre en avant les siens ».

Un climat idéologique revendiqué

Au fil de l’entretien, Djamil le Shlag a décrit les « Blancs » comme « dangereux », ne faisant exception que pour les « Blancs de gauche », présentés comme les seuls fréquentables. L’émission n’a pas cherché à recadrer ni à contextualiser ces déclarations, présentées comme allant de soi. Paroles d’honneur, média d’extrême-gauche ouvertement décolonial et proche des mouvances indigénistes, accueille régulièrement des discours construits sur l’opposition raciale, la hiérarchisation des appartenances et l’idée d’affrontement ethnique.

Ces propos s’ajoutent à un parcours marqué par plusieurs polémiques. En 2024, Djamil le Shlag avait démissionné en direct de France Inter en soutien à Guillaume Meurice et à sa blague sur Benjamin Netanyahou « le nazi sans prépuce » dans une séquence dénonçant un « manque de liberté ». En 2018 déjà, il avait été critiqué pour une chronique tournant en dérision les Poilus de la Grande Guerre, jugée insultante pour la mémoire des soldats. L’humoriste, repéré et soutenu un temps par Yassine Belattar, s’est depuis imposé dans les milieux humoristiques liés à l’antiracisme politique et aux luttes identitaires.

Mais la nouveauté de cette dernière intervention réside dans la revendication explicite d’une discrimination raciale comme principe d’organisation professionnelle. Si les discours racialisants et antagonistes sont aujourd’hui répandus dans certaines sphères militantes, admettre publiquement qu’un chef d’entreprise recrute selon des critères ethniques pose frontalement la question du cadre juridique. En France, la discrimination à l’embauche, quelle qu’en soit la cible, constitue un délit pénal passible de sanctions.

Que retenir rapidement ?

Invité le vendredi 7 novembre sur le média militant Paroles d’honneur, l’humoriste Djamil le Shlag a multiplié les propos ouvertement hostiles envers les B

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