Laurent Ruquier parle de sa fortune : «Je gagne en une journée ce que mon père gagnait en une année. Mais je n’ai pas honte. J’ai travaillé pour ça.»
Laurent Ruquier parle de sa fortune : «Je gagne en une journée ce que mon père gagnait en une année. Mais je n’ai pas honte. J’ai travaillé pour ça.»

Invité de la matinale Bonjour ce vendredi sur TF1, Laurent Ruquier s’est livré sur son rapport à l’argent et à la réussite, évoquant sans tabou le fossé qui le sépare aujourd’hui de ses origines modestes. Fils d’un chaudronnier du Havre, l’animateur de 62 ans a raconté le tiraillement qui l’accompagne parfois face à son succès financier.

« C’est toujours compliqué de se dire que je gagne en une journée ce que parfois mon père pouvait gagner en une année », confie-t-il à Christophe Beaugrand. Un constat sans amertume, mais non sans gêne, pour celui qui n’a jamais oublié ses racines ouvrières. « Dans un coin de ma tête, je suis toujours le jeune mec du Havre », insiste-t-il, comme pour rappeler que la célébrité et le confort matériel n’ont pas effacé l’enfant qu’il était, élevé dans un HLM avec ses quatre frères et sœurs.

Ces confidences font écho à celles rassemblées dans Ruquier, vies secrètes, la biographie signée Marcela Iacub, parue cette semaine. Préfacé par Laurent Ruquier lui-même, l’ouvrage explore son parcours, ses failles, son homosexualité, et son lien indéfectible avec sa famille. Il y évoque notamment son père, ouvrier aux chantiers navals du Havre, et sa mère au foyer, dans une époque où l’ascenseur social était rare.

Aujourd’hui, Ruquier ne cache pas qu’il « profite bien » de ce qu’il a construit. Animateur phare, producteur à succès, homme de médias influent, il assume ce qu’il doit à son travail,sans pour autant renier d’où il vient. « Je n’ai pas honte de ce que je gagne. J’ai travaillé pour ça. Mais je n’oublie pas d’où je viens », conclut-il sans détour, à une époque où parler d’argent est souvent mal vu…

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