France Inter met fin à la chronique de Marie s’infiltre après seulement deux mois
France Inter met fin à la chronique de Marie s’infiltre après seulement deux mois

Arrivée sur les ondes fin août, Marie s’infiltre ne poursuivra pas ses billets dans la matinale de France Inter. Son ton singulier, qui revendiquait ne pas chercher à faire rire, a déconcerté les auditeurs comme la rédaction. Elle est remplacée dès cette semaine par le comédien Thomas Poitevin.

Une chronique déroutante qui n’a pas trouvé son public

Le passage de Marie Benoliel, alias Marie s’infiltre, sur France Inter aura été aussi bref que remarqué. Recrutée fin août pour une chronique hebdomadaire dans La grande matinale, elle aura livré sept « masterclass culot » avant de disparaître discrètement de l’antenne début octobre. Selon les informations du Parisien, confirmées ensuite par Libération et l’AFP, l’humoriste ne reprendra pas le micro après les vacances de la Toussaint.

La direction de France Inter, contactée mardi 28 octobre, a expliqué sobrement que l’artiste allait désormais « se consacrer pleinement à sa tournée ». Celle-ci s’achèvera le 20 décembre par une date à l’Accor Arena à Paris, avec son spectacle Culot. Un départ sans fracas mais sans grand élan non plus, dans une grille déjà chamboulée par le départ de Léa Salamé.

Une posture assumée mais clivante

Dès ses premiers billets, la chroniqueuse de 34 ans s’est détachée du ton humoristique habituel de la station. « Je ne suis pas une humoriste. Mon objectif n’est pas de faire rire », déclarait-elle fin septembre sur le plateau de C à vous sur France 5. Un positionnement revendiqué qui a laissé les auditeurs perplexes, certains reprochant à ses interventions un ton prétentieux ou abscons. Marie s’infiltre s’est défendue en assumant une forme de performance plus que de divertissement.

Mais cette orientation n’a manifestement pas convaincu la direction. Depuis le 20 octobre, c’est Thomas Poitevin qui lui a succédé avec le personnage de Véro Clederman-Pilouchet dans la chronique intitulée Merci Véro, censée traiter avec humour les préoccupations des auditeurs.

Passée par Sciences Po, Marie Benoliel s’est fait connaître sur YouTube avec des vidéos provocatrices en caméra cachée, notamment en s’introduisant sur des podiums de défilés ou en infiltrant des événements politiques. Elle conserve une solide base de fans sur les réseaux, mais sa tentative sur France Inter souligne les limites d’une écriture plus conceptuelle dans un format radio quotidien. Le verdict des premières audiences de la nouvelle grille, attendues le 13 novembre, dira si ce choix a eu un impact sur l’écoute.

Que retenir rapidement ?

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