"Marie S'infiltre m'a permis de faire ma révolte. Mais aujourd'hui, elle me saoule. Je n'ai plus besoin d'elle." Les confessions choc de Marie Benoliel, reine de la provocation
Marie s’infiltre

Changer de vie, tout plaquer pour suivre ses rêves… Une utopie pour certains, une réalité incarnée par Marie Benoliel, plus connue sous le nom de Marie S’infiltre, qui était l’invitée de RTL ce samedi pour parler de son parcours et ses ambitions pour le futur. Ex-étudiante en sciences politiques promise à un avenir bien balisé dans les couloirs feutrés d’un cabinet ministériel, la jeune femme a pris un virage radical, devenant comédienne, chanteuse, danseuse, écrivaine – et provocatrice assumée.

Ce saut dans le vide, Marie l’a fait sans filet. Mue par une conviction : tout est possible, à condition de dépasser ses peurs et de se confronter à l’inconnu. Elle n’a pas attendu qu’on l’invite – elle s’est invitée. Littéralement.

Avec son personnage provocant de « Marie S’infiltre », elle a investi des lieux inattendus : manifestations féministes, rassemblements de Gilets jaunes, défilés Chanel, cours de philo ou meetings politiques. Caméra au poing et culot en bandoulière, elle a semé la zizanie avec une précision quasi chirurgicale, oscillant entre performance artistique et journalisme gonzo. Résultat : des vidéos virales, une notoriété fulgurante, et un personnage devenu culte.

« Quand on m’arrête dans la rue, c’est plus pour ma parler de mes vidéo que de ma dernière chanson, que j’ai écrite avec mon sang et mes larmes. »

Mais derrière le masque de la provoc’ se cache une quête plus intime. Sa vulnérabilité est sa force créative. Comme elle l’a raconté au micro de Éric Dussart sur RTL, Marie ne cherche pas à plaire, elle cherche à secouer, éveiller, déranger. À travers ses spectacles, elle explore ce que signifie être libre, être femme, être vivante dans un monde où l’on attend souvent qu’on reste à sa place.

Son premier one-woman-show, Inouï, a posé les bases. Avec Culot, elle pousse les murs : un spectacle à grand déploiement, mêlant chanson, danse, poésie et satire, où elle entraîne le public dans un véritable tourbillon émotionnel. Le show se décline en trois temps : Désobéir, Oser, Jouir. Une trilogie existentielle qui fait écho à sa propre trajectoire.

Aujourd’hui, Marie remplit des Zéniths, mais surtout, elle incarne une forme de résistance à la résignation ambiante. Elle ne veut pas qu’on l’aime, elle veut qu’on s’éveille.

Ce samedi, elle a raconté sur RTL sa démarche et ses doutes dans Au Cœur de la Création. Un témoignage vibrant sur l’audace, l’art et la liberté, au cours duquel Marie a révélé qu’elle n’avait aujourd’hui « plus besoin de Marie S’infiltre ».

Elle a ainsi confié : « Je n’ai plus du tout besoin d’elle. Marie S’infiltre m’a permis de faire ma révolte. Mais aujourd’hui, elle me saoule, c’est une cata. Elle fonctionne, mais il fait faire très attention aux choses qui fonctionnent. C’est très dangereux, les choses qui fonctionnent, la réussite.

Aujourd’hui évidemment, quand on m’arrête dans la rue, c’est plus pour me parler de mes vidéos que de ma dernière chanson, que j’ai écrite avec mon sang et mes larmes. Mais le plus important, c ‘est d’aller vers son sang et ses larmes, et jamais d’aller vers ce à quoi on s’attend de vous. C’est le principe du culot. Mais en même temps, c’est grâce à elle que j’existe… Et ce que je veux depuis toujours, c’est d’être entendue… »

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