À l’approche de Pâques 2025, le prix des chocolats en rayon connaît une envolée sans précédent. Selon les relevés publiés par l’UFC-Que Choisir le 31 mars, les consommateurs doivent composer avec une hausse moyenne de 14 % sur 78 références. Une flambée des prix qui tranche avec la stabilité de l’indice alimentaire global et qui s’explique principalement par un facteur : la crise du cacao.
Le cacao s’envole, les étiquettes aussi
Entre janvier 2023 et janvier 2025, le cours du cacao a bondi de 365 %, en raison de récoltes catastrophiques, de maladies touchant les cacaoyers, et d’une spéculation financière accrue. Résultat : toutes les marques répercutent, à des degrés divers, cette hausse sur leurs produits. Le célèbre lapin en or de Lindt grimpe à 4,38 €, soit +14 % en un an. Chez Milka, la hausse atteint 24 % pour le lapin de 95 g, désormais vendu 3,16 €. Même les marques distributeurs (MDD), réputées plus accessibles, explosent les compteurs avec des hausses de +23 %, comme chez Leclerc où un lapin au lait de 200 g passe de 2,97 € à 3,99 €.
Entre shrinkflation et promotions furtives
Face à cette hausse généralisée, certaines enseignes misent sur la shrinkflation : les formats se réduisent ou les œufs se font moins nombreux dans les sachets, sans que le prix baisse pour autant. Une stratégie qui vise à éviter un affichage frontal des hausses. En parallèle, les promotions se multiplient mais ne durent guère, tant la demande reste forte. Avec un budget moyen de 24 € par foyer pour les achats de Pâques, les Français risquent d’arbitrer plus sévèrement leurs choix. Entre produits de grande marque devenus presque luxueux et MDD qui s’épuisent vite en rayon, les arbitrages s’annoncent serrés pour satisfaire les traditions chocolatées sans exploser le porte-monnaie.