Les exportations chinoises d’aimants en terres rares ont reculé de 6,1 % en septembre, selon les dernières données officielles, un repli qui alimente les craintes d’une nouvelle tension sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Ce ralentissement intervient alors que les relations commerciales entre Pékin et Washington restent tendues, à la veille d’un sommet Xi-Trump prévu en Corée du Sud.
Les aimants en terres rares, indispensables à la fabrication de véhicules électriques, d’éoliennes et de systèmes militaires de pointe, sont dominés par la Chine, qui contrôle plus de 80 % de la production mondiale. Cette baisse soudaine des exportations est perçue par plusieurs analystes comme un signal politique, Pékin cherchant à renforcer son levier économique face aux pressions américaines sur d’autres secteurs stratégiques, notamment les semi-conducteurs.
Un enjeu géopolitique majeur avant le sommet Xi-Trump
Les observateurs estiment que le sommet prévu entre le président chinois Xi Jinping et Donald Trump pourrait permettre d’aborder cette question sensible. Les deux puissances cherchent à éviter une escalade commerciale susceptible de perturber davantage les marchés mondiaux.
« Pékin utilise les terres rares comme un outil de négociation. La réduction des exportations n’est pas seulement économique, elle est aussi diplomatique », explique un expert cité par Reuters.
Cette contraction des ventes chinoises intervient alors que plusieurs pays, dont les États-Unis, le Japon et l’Australie, accélèrent leurs efforts pour diversifier leurs sources d’approvisionnement. Mais la dépendance mondiale à la Chine reste écrasante, et toute perturbation prolongée pourrait freiner la transition énergétique et fragiliser des secteurs entiers de l’industrie technologique.