Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a lancé sur les réseaux sociaux un appel à une « grande marche contre le racisme et toutes les formes de discrimination » le dimanche 21 juin, jour de la Fête de la musique. Le lieu exact et le parcours ne sont pas encore connus, mais la date, elle, est posée comme un marqueur. Une manière aussi de faire descendre le débat dans la rue, là où la politique aime parfois se donner des airs de foule et de banderoles.
Une mobilisation sur fond de plainte et d’enquête judiciaire
Une mobilisation sur fond de plainte et d’enquête judiciaire Ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité d’un premier rassemblement organisé début avril à Saint-Denis, présenté comme une réponse à des attaques et propos racistes visant l’édile après son élection dès le premier tour des municipales, le 15 mars. Depuis son arrivée à l’hôtel de ville, Bally Bagayoko, d’origine malienne, a été la cible de commentaires discriminants, notamment sur l’antenne de CNews. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », après une plainte déposée par le maire.
Dans son message, l’élu appelle à « maintenir une pression populaire » et à l’« unité » face à la montée de l’extrême droite, un vocabulaire classique de mobilisation qui cherche à élargir au-delà de sa seule personne. Un rendez-vous parisien avait été envisagé le 3 mai, avant d’être repoussé, La France insoumise ayant choisi de décaler pour éviter la proximité des manifestations du 1er-Mai. Reste maintenant à voir si, le 21 juin, la Fête de la musique servira de caisse de résonance à une marche annoncée comme un signal politique, ou si l’élan se heurtera au réel, celui des agendas, des divisions et de la fatigue militante.
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