La campagne municipale parisienne franchit un nouveau cap de tension. Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, a annoncé lundi le dépôt d’une plainte pour diffamation contre Rachida Dati, après des propos tenus par la ministre de la Culture sur CNews et Europe 1.
Un peu plus tôt dans la journée, la candidate de droite avait accusé son adversaire et d’autres figures de la gauche parisienne d’envoyer des personnes perturber ses réunions publiques. « Monsieur Grégoire vous envoie des gens pour essayer de vous agresser ou d’agresser les gens avec lesquels vous vous réunissez », a-t-elle affirmé, citant également Ian Brossat et David Belliard.
Un climat électrique à quelques semaines du scrutin
Dans un communiqué, l’équipe de campagne d’Emmanuel Grégoire a dénoncé des accusations « graves » et annoncé qu’une plainte serait déposée afin de « défendre l’honneur d’Emmanuel Grégoire et de la gauche unie ainsi que l’intégrité du débat démocratique à Paris ». Le sénateur communiste Ian Brossat a, de son côté, confirmé qu’il engagerait également des poursuites.
Cette passe d’armes intervient à quelques semaines des municipales de 2026, dans un climat politique déjà tendu. Aucune précision n’a été apportée à ce stade sur d’éventuels incidents lors des réunions évoquées par Rachida Dati.