Faveurs sexuelles contre logement social ? Francis Szpiner mis en examen pour corruption
Faveurs sexuelles contre logement social ? Francis Szpiner mis en examen pour corruption

Le sénateur de Paris et avocat Francis Szpiner a été mis en examen pour corruption passive par les juges d’instruction parisiens. Cette décision intervient à l’issue d’une enquête ouverte sur les conditions d’attribution d’un logement social dans le 16e arrondissement de Paris, dont il était le maire au moment des faits reprochés.  

La justice soupçonne l’élu d’avoir utilisé ses fonctions pour favoriser l’attribution d’un logement social à une jeune femme en contrepartie de relations sexuelles. Les faits présumés remontent à 2023.

Une femme également mise en examen

Dans cette affaire, la bénéficiaire du logement, une esthéticienne âgée de 26 ans au moment des faits, a également été mise en examen, cette fois pour corruption active d’un élu. Elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec Francis Szpiner. L’enquête cherche à déterminer si l’attribution du logement a effectivement été conditionnée à ces relations sexuelles ou si d’autres éléments ont motivé la décision.

Une immunité parlementaire levée avant les poursuites

L’instruction avait été retardée en raison de l’immunité parlementaire dont bénéficiait Francis Szpiner en tant que sénateur. Fin mai, le Bureau du Sénat a accepté de lever cette protection afin de permettre son placement en garde à vue et la poursuite des investigations judiciaires. Après cette levée d’immunité, le sénateur a été entendu par les enquêteurs avant d’être présenté à un juge d’instruction, qui a décidé de le mettre en examen.

Francis Szpiner conteste les accusations

Par la voix de son avocate, Francis Szpiner conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Sa défense affirme qu’il nie toute corruption et indique qu’il répondra aux accusations devant la justice au cours de l’instruction. Le parquet a précisé qu’aucun contrôle judiciaire n’a été prononcé à son encontre à ce stade de la procédure. La mise en examen ne constitue pas une déclaration de culpabilité. Elle signifie que les magistrats estiment disposer d’indices graves ou concordants justifiant la poursuite de l’information judiciaire afin de déterminer si les faits reprochés sont établis ou non.  

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