Bruno Fuchs ouvre une nouvelle ère de diplomatie parlementaire européenne à Strasbourg
Bruno Fuchs ouvre une nouvelle ère de diplomatie parlementaire européenne à Strasbourg

Le député Bruno Fuchs, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, a lancé ce jeudi au Parlement européen de Strasbourg une nouvelle instance de coordination entre les présidents des commissions des affaires étrangères de plusieurs pays européens. Cette première réunion, organisée en marge de la conférence Europa Power, marque la création d’un cadre permanent de diplomatie parlementaire destiné à renforcer une voix européenne plus cohérente sur la scène internationale.

Cette initiative, encore inédite, vise à structurer la coopération entre les parlements nationaux autour des enjeux stratégiques auxquels l’Europe est confrontée. Sept homologues européens ont répondu à l’invitation de Bruno Fuchs : Armin Laschet pour l’Allemagne, Marko Mihkelson pour l’Estonie, Emily Thornberry pour le Royaume-Uni, Inara Murniece pour la Lettonie, Johannes Koskinen pour la Finlande, Christian Friis Bach pour le Danemark et Juan Carlos Ruiz Boix pour l’Espagne. Cette première séance avait pour objectif de définir ensemble le périmètre d’action de cette nouvelle conférence.

Une diplomatie parlementaire plus influente et mieux coordonnée

À l’issue de cette réunion fondatrice, trois priorités ont été définies. La première est le soutien à la défense et à la souveraineté de l’Ukraine, alors que le conflit continue de redessiner les équilibres européens. La seconde porte sur le rôle central que l’Europe doit jouer dans les grandes négociations internationales, au moment où les rapports de force mondiaux s’intensifient. Enfin, les participants ont exprimé la nécessité de retisser un lien plus direct entre citoyens et institutions en matière de politique étrangère.

Pour Bruno Fuchs, cette démarche permet à l’Europe de combler un vide stratégique en matière de coordination parlementaire, traditionnellement éclipsée par les diplomaties nationales. Il souligne qu’une telle coopération doit rendre l’Europe plus lisible, plus cohérente et plus audible sur les grands dossiers internationaux. La capacité des parlements à peser davantage dans la décision diplomatique est au cœur de cette nouvelle architecture.

L’élu alsacien voit dans cette conférence un instrument pour renforcer la cohésion européenne à un moment où la fragmentation géopolitique menace la capacité du continent à défendre ses intérêts. Selon lui, l’Europe doit impérativement s’affirmer comme un acteur de premier plan, dans un ordre mondial devenu multipolaire. « Notre avenir doit se décider ici, et non ailleurs », a rappelé Bruno Fuchs, convaincu que cette diplomatie parlementaire renforcée contribuera à projeter une Europe plus forte, plus stratégique et plus proche de ses citoyens.

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