Affaire des emplois fictifs : François Fillon fixé ce jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (AP Photo/Francois Mori, Pool)
Affaire des emplois fictifs : François Fillon fixé ce jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (AP Photo/Francois Mori, Pool)

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) rendra ce jeudi sa décision sur le recours déposé par François Fillon, condamné en 2024 pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite du « Penelopegate ». L’ancien Premier ministre, son épouse Pénélope Fillon et l’ex-député Marc Joulaud avaient saisi la juridiction de Strasbourg en août 2024, estimant ne pas avoir bénéficié d’un procès équitable.

Fillon dénonce un manque d’impartialité et une atteinte à la séparation des pouvoirs

Les trois plaignants invoquent l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme, reprochant aux magistrats un manque d’indépendance et d’impartialité, notamment en raison des pressions supposées exercées par le Parquet national financier sous la direction d’Éliane Houlette. François Fillon estime par ailleurs que le délit de détournement de fonds publics ne saurait s’appliquer à un parlementaire, contestant ainsi le fondement même de sa condamnation.

Condamné à quatre ans de prison avec sursis, 375 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, François Fillon joue ici sa dernière carte judiciaire après huit années de bataille. Ironie du sort : celui qui, en 2017, proposait de retirer la France de la CEDH, en appelle aujourd’hui à la même cour pour espérer laver son honneur.

Que retenir rapidement ?

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) rendra ce jeudi sa décision sur le recours déposé par François Fillon, condamné en 2024 pour détournement d

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