Les forces de l’ordre américaines ont identifié un suspect dans la fusillade meurtrière survenue le week-end dernier à l’université Brown, à Providence, et examinent désormais un lien potentiel avec le meurtre d’un professeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT) commis deux jours plus tard près de Boston. L’information a été confirmée jeudi par une source proche de l’enquête.
Cette source, qui a requis l’anonymat faute d’autorisation à s’exprimer publiquement, n’a pas fourni de détails sur l’identité du suspect ni sur les éléments précis qui amènent les enquêteurs à envisager un lien entre les deux affaires. Les autorités se montrent prudentes alors que l’enquête est toujours en cours et que de nombreuses zones d’ombre subsistent.
La fusillade à l’université Brown s’est produite le 13 décembre dans un bâtiment du campus, provoquant un choc profond dans la ville de Providence, capitale du Rhode Island. Deux étudiants ont été tués et au moins huit autres personnes blessées, déclenchant une vaste chasse à l’homme et un important dispositif de sécurité autour de l’établissement.
Deux jours plus tard, un professeur du MIT, Nuno Loureiro, âgé de 47 ans, a été abattu près de son domicile à Brookline, dans le Massachusetts. Les autorités n’ont pas précisé les circonstances exactes du meurtre, mais confirment qu’il est désormais intégré à une enquête plus large compte tenu de la chronologie et de certains éléments examinés par les enquêteurs.
Depuis la fusillade de Brown, les campus universitaires de la région ont renforcé leurs mesures de sécurité. À Providence, un mémorial improvisé continue de s’agrandir devant un bâtiment de l’université, où étudiants et habitants déposent fleurs et messages en hommage aux victimes.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d’établir s’il existe un lien concret entre les deux crimes ou s’il s’agit de faits distincts. En attendant des annonces officielles, les autorités appellent à la prudence et rappellent que toute conclusion définitive dépendra des résultats de l’enquête en cours, alors que les communautés universitaires concernées restent sous le choc.