Candidate de Reconquête à la mairie de Paris, Sarah Knafo entend incarner une rupture nette avec la gestion municipale actuelle. Elle dénonce vingt-cinq ans de politiques qu’elle juge inefficaces et affirme vouloir recentrer l’action publique sur les préoccupations concrètes des Parisiens : fiscalité, sécurité, logement et qualité de vie.
Au cœur de son projet figure une promesse centrale de pouvoir d’achat. La candidate propose une baisse massive de la dépense publique municipale afin de réduire la pression fiscale locale. Mesure emblématique : la division par deux de la taxe foncière, qu’elle souhaite mettre en œuvre dès le premier budget. Une orientation qu’elle assume pleinement, estimant que les Parisiens ont été excessivement sollicités ces dernières années, notamment sous la mandature d’Anne Hidalgo.
Un programme axé sur le pouvoir d’achat et la gestion rigoureuse
Dans un entretien accordé au Figaro, Sarah Knafo détaille un plan d’économies de 10 milliards d’euros sur dix ans. Celui-ci passerait par une rationalisation du fonctionnement de la mairie, une réduction progressive des effectifs par non-remplacement des départs naturels, ainsi que par une réorganisation de certains services, notamment dans le domaine de la propreté. Elle prévoit également une baisse des taxes annexes et des frais de notaire, avec pour objectif affiché de faciliter l’accession à la propriété des classes moyennes.
La question du logement occupe une place centrale dans son programme. Opposée au « tout-logement social », la candidate propose de vendre une partie du parc municipal, en priorité à ses occupants, afin de favoriser la propriété et de dégager de nouvelles marges financières pour la Ville. Elle souhaite également lever l’encadrement des loyers, qu’elle considère comme un frein à la remise de logements sur le marché.
Sécurité, cadre de vie et méthode politique
Autre axe fort : la sécurité. Sarah Knafo plaide pour un doublement et un armement de la police municipale, une présence accrue sur le terrain et un recours renforcé aux outils technologiques. Elle cite en référence le dispositif mis en place lors des Jeux olympiques et promet de s’en inspirer pour garantir une sécurité durable au quotidien.
Sur les questions de cadre de vie et d’urbanisme, la candidate revendique une approche pragmatique. Favorable à une cohabitation apaisée entre automobilistes, cyclistes et piétons, elle rejette la logique de confrontation entre usagers. Elle propose notamment la réouverture des voies sur berges de la rive droite, tout en créant une grande promenade piétonne en hauteur entre le Louvre et la Bastille, un projet qu’elle souhaite soumettre à référendum.
Sarah Knafo entend enfin renforcer la démocratie locale, avec davantage de consultations citoyennes, des projets expérimentés avant d’être généralisés et un recours accru aux référendums pour les grands investissements. Une méthode qu’elle résume par une formule récurrente dans son discours : « remplacer l’idéologie par le bon sens ».
Sur le plan politique, la semaine écoulée a été favorable à la candidate. Son premier meeting parisien, organisé le 12 janvier, a rassemblé environ 1 200 personnes, dépassant les attentes de son équipe. La dynamique se retrouve également dans les enquêtes d’opinion : selon un sondage Elabe, elle progresse de quatre points et se rapproche désormais du seuil des 10 % d’intentions de vote à Paris.
La visibilité médiatique de Sarah Knafo s’est également renforcée ces derniers jours, notamment lors de plusieurs événements très suivis, dont la célébration des 200 ans du Figaro au Grand Palais. Autant de signaux qui contribuent à installer durablement sa candidature dans le paysage des municipales parisiennes.