Ryanair lâche (un peu) de lest sur la taille des bagages admis en cabine
Ryanair lâche (un peu) de lest sur la taille des bagages admis en cabine

Longtemps pointée du doigt pour ses règles strictes sur les bagages cabine, Ryanair s’apprête à assouplir légèrement sa politique. La compagnie low-cost irlandaise va élargir la taille autorisée pour les bagages personnels gratuits : de 40 x 25 x 20 cm (20 litres), elle passera à 40 x 30 x 20 cm, soit 24 litres, dans les prochaines semaines. Ce changement s’inscrit dans le sillage d’un accord conclu entre compagnies européennes pour harmoniser les formats autorisés. Une nouvelle norme minimale (40 x 30 x 15 cm) a été décidée au niveau européen, afin de mettre fin à la confusion pour les passagers et limiter les frais imprévus à l’embarquement. Ryanair, fidèle à sa stratégie commerciale, ira légèrement au-delà de cette nouvelle base, tout en continuant à facturer le moindre excès avec rigueur.

Un geste stratégique pour éviter une autre contrainte

Dans un communiqué, Ryanair précise que la modification entrera en vigueur dans les semaines à venir, le temps d’ajuster les gabarits de contrôle dans les aéroports. L’objectif affiché est d’« offrir plus que la norme européenne ». Un message habile, alors même que la compagnie s’oppose fermement à la récente décision du Parlement européen, qui souhaite imposer à toutes les compagnies le droit pour chaque passager d’emporter deux bagages cabine. Avec EasyJet, Ryanair s’oppose frontalement à cette mesure, qu’elle juge irréalisable sur le plan opérationnel. En élargissant de sa propre initiative les dimensions de bagage autorisé, la compagnie espère éviter une généralisation trop contraignante et préserver son modèle ultra low-cost. Selon The Independent, cette concession pourrait être un levier dans les discussions avec Bruxelles. Pour les passagers, cette évolution marque un petit progrès dans un ciel européen où les règles changeaient d’une compagnie à l’autre. Mais le fond du problème reste entier : entre surcharge des cabines, manque de place dans les coffres, et guerre tarifaire, la bataille du bagage continue.

Partager