Redressement judiciaire : le sort des 1 300 salariés d’IKKS examiné ce vendredi
Redressement judiciaire : le sort des 1 300 salariés d’IKKS examiné ce vendredi

Les 1 300 salariés d’IKKS sauront ce vendredi 12 décembre s’ils connaîtront un avenir plus favorable que les employés de Brandt, frappés la veille par une liquidation. Le tribunal des activités économiques de Paris doit en effet statuer sur la reprise du groupe de prêt-à-porter, placé en redressement judiciaire depuis octobre. Symbole de la crise profonde que traverse l’habillement en France, IKKS fait face à une chute des ventes accentuée par la concurrence de la seconde main et de la fast fashion.

Une seule offre jugée solide, mais seulement 50 % des emplois sauvés

Parmi la dizaine d’offres initialement déposées, plusieurs ont finalement été retirées. Selon une source proche du dossier, une proposition se démarque : celle de Santiago Cucci, président de la holding HoldIKKS, associé à Michaël Benabou, cofondateur de Veepee. Elle ne permettrait toutefois de sauver qu’environ la moitié des emplois. « Même avec les meilleures offres, on ne récupérera pas l’ensemble des emplois », déplore une source syndicale, évoquant d’autres propositions jugées « infamantes ».

Malgré un plan de relance, IKKS n’a pas pu éviter le redressement judiciaire. Le groupe, fondé en 1987 et positionné sur un segment haut de gamme pour femmes, hommes et enfants, comptait fin août 473 points de vente dans 12 pays et plus de 1 000 salariés en France. Le tribunal dira ce vendredi si une partie de cette empreinte pourra être préservée.

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