Le gouvernement kényan a approuvé la création d’un fonds d’infrastructure et d’un fonds souverain destinés à financer des projets majeurs tels que des routes et des centrales électriques, a annoncé lundi l’exécutif. L’initiative vise à soutenir le développement du pays tout en réduisant la pression exercée par l’endettement public.
Ces nouveaux mécanismes financiers doivent permettre de mobiliser des capitaux pour des secteurs stratégiques sans recourir davantage aux emprunts, alors que le Kenya a vu sa dette publique peser lourdement sur ses finances ces dernières années. Les autorités espèrent ainsi diversifier les sources de financement des grands projets nationaux.
Dès le mois d’octobre, le président William Ruto avait indiqué que le fonds d’infrastructure aurait pour mission d’investir dans des domaines clés de l’économie, notamment les transports et l’énergie, tout en évitant d’alourdir la dette souveraine. Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à restaurer la stabilité budgétaire.
Le fonds souverain, quant à lui, devrait jouer un rôle complémentaire en gérant des actifs de long terme et en soutenant des investissements structurants pour l’économie kényane. Le gouvernement n’a pas encore précisé le volume des ressources initiales ni les modalités exactes de fonctionnement de ces fonds.
Cette décision intervient dans un contexte où Nairobi cherche à rassurer les investisseurs et les bailleurs internationaux, après plusieurs années marquées par des difficultés économiques et des tensions liées à la dette. Les autorités espèrent que ces instruments contribueront à stimuler la croissance tout en préservant la soutenabilité des finances publiques.