Défaillances d’entreprises : la France termine 2025 sur un sommet inquiétant
Défaillances d’entreprises : la France termine 2025 sur un sommet inquiétant

La vague de faillites ne s’est pas calmée en 2025. Selon les dernières études publiées par Allianz Trade et le cabinet Altares, près de 69 000 entreprises ont cessé leur activité l’an dernier, un niveau jamais atteint auparavant. Après la fin progressive des aides liées à la crise sanitaire, le rattrapage attendu s’est transformé en crise durable, dans un contexte de croissance atone et d’instabilité politique et fiscale.

Les difficultés touchent désormais l’ensemble du tissu économique. Longtemps concentrées sur les petites structures, les défaillances frappent de plus en plus les entreprises de taille intermédiaire et les grands groupes. Les sociétés de plus de 100 salariés enregistrent une hausse marquée des procédures, avec des conséquences lourdes en matière d’emplois et un risque de contagion vers les sous-traitants et partenaires financiers.

Des secteurs clés sous forte pression

Les transports, l’entreposage, l’industrie manufacturière et l’automobile figurent parmi les secteurs les plus exposés, tout comme l’hôtellerie-restauration et le commerce. Plus récemment, la santé et l’action sociale ont également basculé dans la zone rouge, pénalisées par le resserrement budgétaire. En 2025, l’AGS a dû intervenir pour près de 250 000 salariés, mobilisant plus de 2 milliards d’euros pour garantir les créances salariales.

Les perspectives pour 2026 restent fragiles. Les experts anticipent une stabilisation à un niveau élevé plutôt qu’un véritable reflux, alors que persistent les tensions géopolitiques, les coûts de financement et les incertitudes fiscales. Si le gouvernement promet une année de stabilité pour les entreprises, le monde économique demeure prudent face à un environnement qui continue de fragiliser la trésorerie et la visibilité des acteurs français.

Partager