Le groupe Air France-KLM frappe un grand coup dans le ciel européen. Ce 4 juillet, le géant franco-néerlandais a annoncé qu’il allait porter sa participation dans la compagnie scandinave SAS de 19,9 % à 60,5 %, devenant ainsi son actionnaire majoritaire. L’opération, attendue depuis un an, devrait être finalisée au second semestre 2026, sous réserve de l’aval des autorités de la concurrence.
Un tournant stratégique face aux low-cost et aux compagnies du Golfe
Avec cette manœuvre, Air France-KLM affirme son ambition de constituer un pôle paneuropéen capable de rivaliser avec les mastodontes du transport aérien. SAS, sortie affaiblie de la crise du Covid, avait déjà rejoint l’alliance SkyTeam en 2024, préparant son arrimage au groupe. Désormais, elle deviendra une filiale à part entière, avec mutualisation des routes, intégration dans le programme Flying Blue, et synergies avec les filiales KLM et Transavia.
L’État danois restera cependant actionnaire à 26,4 %, conservant son influence stratégique. Pour Air France-KLM, c’est une avancée décisive dans la consolidation du secteur en Europe du Nord, avec à la clé une flotte renforcée, des économies d’échelle et une montée en puissance sur les vols transatlantiques. Le ciel européen n’a jamais semblé aussi disputé.