Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé mardi à Madrid son intention de relancer les efforts diplomatiques pour mettre un terme à la guerre opposant l’Ukraine à la Russie. Lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol, il a souligné l’importance de maintenir un « soutien constant » de ses alliés dans cette phase critique du conflit.
Zelensky a précisé qu’il s’entretiendrait mercredi avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des moyens d’instaurer une « paix juste » en Ukraine. La Turquie, qui a déjà accueilli des négociations russo-ukrainiennes en 2022 et au début de l’année 2025, reste l’un des rares médiateurs acceptés par les deux parties, même si aucun progrès concret n’en a encore émergé.
« Je pense que cette rencontre avec Erdogan suffira pour une discussion de fond », a indiqué le président ukrainien, tout en laissant entendre que des contacts étaient également en cours avec les États-Unis, sans en dévoiler la teneur.
Alors que le front militaire reste figé depuis plusieurs mois et que le soutien occidental commence à montrer des signes d’essoufflement, Kiev tente visiblement de raviver une dynamique politique pour sortir de l’impasse. Zelensky insiste depuis plusieurs mois sur la nécessité que toute solution diplomatique respecte l’intégrité territoriale de l’Ukraine et prévoie un retrait complet des troupes russes.
Mais Moscou, pour l’heure, ne montre aucun signe d’ouverture, tandis que les lignes de front dans l’Est et le Sud de l’Ukraine restent fortement militarisées. Dans ce contexte, toute avancée vers une solution négociée dépendra aussi de la capacité des puissances tierces – comme la Turquie ou les États-Unis – à convaincre les deux parties de reprendre le dialogue.