Xi Jinping affirme à Trump que le « retour » de Taïwan est essentiel à l’ordre international d’après-guerre (AP)
Xi Jinping affirme à Trump que le « retour » de Taïwan est essentiel à l’ordre international d’après-guerre (AP)

Le président chinois Xi Jinping a déclaré au président américain Donald Trump, lors d’un entretien téléphonique, que le « retour de Taïwan à la Chine » constituait un élément fondamental de l’ordre international établi après la Seconde Guerre mondiale, selon l’agence officielle Xinhua. En évoquant directement cette question sensible, Xi réaffirme la position de Pékin selon laquelle l’île fait partie intégrante du territoire chinois et que sa réunification représente, pour la Chine, un impératif historique et stratégique.

Au cours de l’appel, Xi a rappelé que la Chine et les États-Unis avaient « combattu côte à côte contre le fascisme et le militarisme » durant la guerre, estimant que les deux puissances devaient désormais « œuvrer ensemble pour préserver les acquis » issus de la victoire de 1945. Cette référence à l’ordre d’après-guerre vise à présenter la question taïwanaise non seulement comme un enjeu national chinois, mais aussi comme une question relevant de la stabilité globale définie par l’architecture internationale née de la seconde moitié du XXe siècle.

Cet appel intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Pékin, Taipei et Washington, marqué par le durcissement des positions autour de Taïwan depuis l’arrivée au pouvoir du président taïwanais Lai Ching-te. Les déclarations de responsables américains laissant entendre qu’une attaque chinoise pourrait entraîner une réaction militaire ont récemment aggravé les relations sino-japonaises, suscitant l’ire de Pékin.

L’échange entre Xi et Trump souligne l’importance stratégique que la Chine attribue au dossier taïwanais, tout en tentant d’encadrer la discussion dans un cadre historique et international. Washington n’a pas immédiatement commenté les propos rapportés par Xinhua, mais l’administration Trump reste confrontée au défi de concilier son soutien à Taïwan avec la recherche d’un dialogue stable avec Pékin.

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