Les États-Unis ont annoncé vendredi la fin du statut de protection temporaire accordé aux migrants syriens, une décision qui s’inscrit dans la politique du président Donald Trump visant à restreindre l’accès au séjour légal pour les étrangers.
Selon un avis publié au Federal Register, cette mesure concernera plus de 6 000 Syriens qui bénéficiaient de ce dispositif depuis 2012. Le statut de protection temporaire, connu sous le sigle TPS, avait été instauré pour permettre aux ressortissants de pays touchés par des conflits ou des catastrophes de résider légalement aux États-Unis sans risquer l’expulsion.
Le ministère de la Sécurité intérieure a confirmé que cette décision marquait une nouvelle étape dans les efforts de l’administration Trump pour réduire les protections légales offertes aux migrants. Elle intervient alors que le conflit en Syrie, malgré l’affaiblissement de son intensité, continue de provoquer des déplacements et de lourdes conséquences humanitaires.
Depuis le début de son mandat, Donald Trump a multiplié les mesures visant à limiter l’immigration, qu’il s’agisse de réduire le nombre de réfugiés admis sur le territoire, de durcir les conditions d’asile ou de mettre fin à des programmes humanitaires comme le TPS pour plusieurs nationalités.
Cette décision suscite l’inquiétude d’organisations de défense des droits humains et de responsables politiques, qui estiment qu’elle risque de renvoyer des milliers de Syriens vers un pays où les conditions de sécurité et de vie demeurent précaires.