WASHINGTON – Les États-Unis ont annoncé jeudi une nouvelle salve de sanctions visant 18 entités et individus accusés d’avoir contribué à aider l’Iran à contourner les sanctions internationales et à générer des revenus illicites. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de Washington visant à asphyxier financièrement les réseaux économiques et industriels soutenant le programme nucléaire et militaire iranien.
Parmi les structures ciblées figurent la société RUNC Exchange System Company et ses dirigeants, Cyrus Offshore Bank, ainsi que Pasargad Arian Information and Communication Technology, une holding iranienne spécialisée dans les logiciels. Toutes sont soupçonnées d’avoir participé à un réseau complexe d’évasion des sanctions en utilisant des circuits bancaires parallèles, des plateformes de cryptomonnaie ou des sociétés-écrans.
« Le Trésor continuera à perturber les plans de l’Iran visant à échapper à nos sanctions, à bloquer son accès aux revenus et à priver ses programmes d’armement de capitaux afin de protéger le peuple américain », a déclaré Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, dans un communiqué.
Ces mesures font suite à une série de pressions diplomatiques et économiques accrues sur Téhéran, dans un contexte marqué par la persistance des tensions régionales au Moyen-Orient et les inquiétudes persistantes sur les ambitions nucléaires de la République islamique. Depuis son retour à la Maison Blanche, le président Donald Trump a renforcé les dispositifs de surveillance des flux financiers liés à l’Iran et accéléré les enquêtes sur les mécanismes de financement opaque.
Le Trésor américain a précisé que ces sanctions entraîneraient le gel des avoirs des entités et individus concernés aux États-Unis, ainsi que l’interdiction pour toute personne ou institution américaine d’entretenir des relations commerciales avec eux. Cette nouvelle vague de mesures vise à restreindre encore davantage l’accès de l’Iran aux devises étrangères et à limiter ses possibilités d’achat de technologies duales, civiles et militaires.
La réaction de l’Iran à ces sanctions n’était pas encore connue jeudi soir, mais les précédentes annonces similaires avaient été qualifiées de provocations et de tentatives d’« asphyxie économique illégitime » par les autorités iraniennes.