Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a rencontré jeudi à Washington la ministre libérienne des Affaires étrangères, Sara Beysolow Nyanti, afin d’examiner les moyens d’accroître la participation des États-Unis dans le secteur minier stratégique du Libéria. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de compétition internationale accrue autour des ressources critiques africaines, notamment le fer, le lithium et le cobalt.
Selon le communiqué du département d’État, les deux responsables ont discuté d’un plan de coopération visant à renforcer les investissements américains dans les infrastructures minières et énergétiques libériennes, tout en promouvant des standards de gouvernance, de durabilité et de transparence. L’objectif affiché par Washington est de consolider sa présence économique dans la région, à un moment où la Chine et la Russie intensifient leurs propres partenariats sur le continent.
Le Libéria, riche en ressources naturelles mais confronté à des défis structurels tels que la corruption et la faiblesse de ses infrastructures, espère que cette collaboration relancera son attractivité économique et créera de nouveaux emplois dans les zones minières. Pour les États-Unis, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, essentiels à la transition énergétique et aux technologies de pointe.
Marco Rubio a réaffirmé « l’engagement des États-Unis à soutenir la croissance inclusive du Libéria et à renforcer ses institutions démocratiques », tandis que Sara Beysolow Nyanti a salué « un partenariat fondé sur la confiance, la responsabilité et le développement mutuel ».
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la relance des relations bilatérales entre les deux pays, historiquement liées, et témoigne de la volonté américaine de se repositionner comme un acteur économique clé en Afrique de l’Ouest face à la montée en puissance d’autres puissances concurrentes.