« Un retour » en Chine n’est pas une option pour le peuple taïwanais, répond le Premier ministre après les propos de Xi Jinping (AP)
« Un retour » en Chine n’est pas une option pour le peuple taïwanais, répond le Premier ministre après les propos de Xi Jinping (AP)

Le Premier ministre taïwanais a déclaré mardi qu’un « retour » de Taïwan sous souveraineté chinoise n’était absolument pas envisageable, réaffirmant que seul le peuple de l’île pouvait décider de son avenir. Cette prise de position intervient au lendemain d’un appel entre Xi Jinping et Donald Trump, au cours duquel le président chinois a présenté l’intégration de Taïwan comme un élément essentiel de l’ordre international d’après-guerre.

Pour Taipei, ces déclarations ne changent rien au statu quo : la démocratie taïwanaise ne reconnaît pas les revendications de Pékin, lequel considère pourtant l’île comme une partie inaliénable de son territoire. Le Premier ministre a souligné que la société taïwanaise avait choisi la voie démocratique et que cette réalité devait être respectée par la communauté internationale.

Cette nouvelle confrontation verbale survient alors que les tensions régionales s’intensifient. Les relations entre la Chine et le Japon se sont fortement dégradées après qu’un commentaire du nouveau Premier ministre japonais a laissé entendre que Tokyo pourrait envisager une réaction militaire en cas d’attaque chinoise contre Taïwan. Le Japon fait face depuis plusieurs jours à une série de représailles économiques et diplomatiques de Pékin, accentuant l’inquiétude dans la région.

À Taïwan, le gouvernement rappelle que les pressions chinoises, qu’elles soient militaires, économiques ou politiques, n’ont jamais entamé la détermination de la population à défendre son système démocratique. Les responsables taïwanais appellent leurs partenaires, notamment les États-Unis et le Japon, à maintenir une coordination étroite pour éviter toute escalade incontrôlée dans le détroit.

Taipei estime que les propos de Xi Jinping s’inscrivent dans une stratégie plus large de pression, alors même que la Chine multiplie les démonstrations de force autour de l’île. Les autorités taïwanaises soulignent toutefois que leur priorité reste la stabilité régionale, tout en réaffirmant fermement que l’avenir de Taïwan ne peut être décidé que par ses citoyens.

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