L’Agence américaine pour le développement international (USAID) n’a pas assuré le suivi de milliers de terminaux Starlink envoyés en Ukraine, dont près de la moitié se trouvent désormais dans des zones entièrement ou partiellement contrôlées par la Russie, selon un rapport de son inspecteur général rendu public le 11 août.
Au total, 5 175 terminaux du service Internet par satellite d’Elon Musk ont été fournis à Kiev pour soutenir les communications en pleine guerre. Mais l’organe de surveillance interne de l’USAID reproche à l’agence d’avoir accepté un risque élevé d’utilisation abusive, invoquant « l’environnement complexe du temps de guerre » et l’urgence des besoins ukrainiens.
« En conséquence, l’USAID ne savait pas où se trouvaient les terminaux ni comment ils étaient utilisés », souligne le rapport, qui met en lumière des lacunes dans la gestion d’un équipement jugé stratégique pour les opérations militaires et civiles.
Dans sa réponse, l’USAID a fait valoir qu’il était pratiquement impossible de contrôler l’emplacement et l’usage de ces dispositifs dans un contexte de conflit actif. L’agence a néanmoins indiqué qu’elle cherchait à améliorer ses procédures afin de limiter les risques de détournement à l’avenir.
Ce constat soulève des inquiétudes quant à la possibilité que certains terminaux soient utilisés par des forces pro-russes ou dans des zones passées sous contrôle de Moscou, compromettant potentiellement la sécurité des communications ukrainiennes.