Trump maintient la pression sur l’Inde, mais laisse la porte ouverte à un accord
Trump maintient la pression sur l’Inde, mais laisse la porte ouverte à un accord

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne devait pas viser Moscou dans ses offensives, tout en imposant un ultimatum à Vladimir Poutine : accepter un cessez-le-feu dans un délai de 50 jours, sous peine de nouvelles sanctions économiques. Cette prise de position fait suite à des informations du Financial Times selon lesquelles Trump aurait, en privé, encouragé l’Ukraine à intensifier ses frappes en territoire russe.

Interrogé sur ces révélations à son départ de la Maison Blanche en direction de la Pennsylvanie, Trump a démenti avoir suggéré de cibler la capitale russe. « Non, il ne devrait pas attaquer Moscou », a-t-il répondu aux journalistes depuis la pelouse sud de la résidence présidentielle. Ces déclarations interviennent alors qu’il vient tout juste d’annoncer une nouvelle salve d’aide militaire à l’Ukraine, incluant des missiles à longue portée, et de fixer une échéance claire au Kremlin pour trouver une issue diplomatique au conflit.

L’ancien président, revenu au pouvoir début 2025, cherche à se positionner comme un arbitre impartial, affirmant n’être « du côté de personne », avant d’ajouter qu’il était du « côté de l’humanité » car il souhaitait « mettre fin à cette tuerie ». Une formule qui reflète sa volonté de se présenter comme un médiateur capable de désamorcer la guerre sans s’aligner ouvertement sur Kyiv ou Moscou.

Selon Trump, les sanctions à venir viseraient non seulement la Russie, mais aussi les pays qui continueraient à acheter son pétrole. Il a insisté sur le fait que le délai de 50 jours n’était « pas si long » et a même laissé entendre que des mesures pourraient être prises plus tôt si la situation ne progressait pas. Il n’a cependant pas précisé si des discussions diplomatiques étaient prévues dans ce laps de temps.

Ce nouveau positionnement du président américain intervient alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année. Le conflit, déclenché en février 2022, a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes, déplacé des millions de civils et bouleversé l’équilibre géopolitique mondial. En durcissant le ton à l’égard de Moscou tout en imposant des limites claires à l’Ukraine, Trump cherche à afficher une posture d’équilibre, bien que sa stratégie suscite déjà critiques et interrogations au sein de l’OTAN.

Reste à voir si ce double message — menace de sanctions contre la Russie d’un côté, restrictions militaires à l’Ukraine de l’autre — permettra d’ouvrir la voie à une désescalade. À défaut d’accord dans les 50 jours, Trump a averti : « Ce sera trop tard. »

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