Le président américain Donald Trump a lancé samedi un avertissement au Venezuela, affirmant que Caracas devait reprendre les prisonniers que le pays aurait « forcés » à entrer aux États-Unis, faute de quoi « le prix à payer sera incalculable ».
Dans une publication sur sa plateforme Truth Social, Trump a déclaré que certains des prisonniers en question seraient des « personnes hospitalisées en établissement psychiatrique ». Il n’a toutefois pas précisé le nombre de personnes concernées ni les mesures que Washington pourrait prendre en cas de refus de Caracas.
Cette menace survient dans un contexte de relations déjà tendues entre les États-Unis et le Venezuela, marqué par des différends persistants sur les questions migratoires, les sanctions économiques et la coopération sécuritaire.
L’administration Trump a renforcé depuis plusieurs mois son discours sur l’immigration, insistant sur la nécessité de limiter l’entrée de migrants qu’elle juge « dangereux » ou « indésirables ». Le Venezuela n’a pas encore officiellement réagi aux déclarations du président américain.
Ces propos risquent cependant d’ajouter de nouvelles tensions diplomatiques entre Washington et Caracas, alors que les deux pays restent en désaccord profond sur la gestion de la crise migratoire et sur l’avenir du régime du président Nicolás Maduro.