Le président américain Donald Trump a prononcé mardi un discours offensif devant la 80e Assemblée générale des Nations unies, dans lequel il a menacé la Russie de lourds tarifs douaniers en raison de la guerre en Ukraine et s’est fermement opposé aux initiatives internationales visant à reconnaître un État palestinien.
Pour son premier discours à l’ONU depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, Trump a défendu une vision résolument isolationniste de la politique étrangère américaine, recentrée sur son slogan « America First ». Son intervention a suscité l’attention des dizaines de dirigeants présents, nombreux à s’inquiéter du retrait américain de plusieurs organisations onusiennes depuis son retour au pouvoir.
S’agissant de la guerre en Ukraine, Trump a déclaré que les États-Unis étaient prêts à imposer « une série de tarifs douaniers très forts » contre la Russie si Moscou refusait de négocier un accord de paix. Mais il a insisté sur la nécessité que les alliés européens adoptent des mesures identiques pour rendre cette pression efficace.
« Dans le cas où la Russie ne serait pas prête à conclure un accord pour mettre fin à la guerre, alors les États-Unis sont tout à fait prêts à imposer des tarifs qui arrêteraient l’effusion de sang, je crois, très rapidement », a-t-il affirmé, appelant l’Europe à cesser tout achat de pétrole russe.
Le président américain a également réitéré son soutien à Israël, rejetant catégoriquement la vague de reconnaissances diplomatiques d’un État palestinien annoncées par plusieurs pays lors de l’Assemblée générale. Il a présenté ces initiatives comme « nuisibles » et a affirmé que Washington ne céderait pas à ce qu’il a qualifié de « coups de communication ».
Trump devait rencontrer dans la journée le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy, au moment où Kiev intensifie ses efforts diplomatiques pour maintenir l’appui de ses alliés occidentaux dans une guerre qui dure depuis plus de trois ans.