Le président américain Donald Trump a démis de ses fonctions son conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz, le jeudi 1er mai, non pas en raison de l’affaire « Signalgate » comme initialement pensé, mais à cause de ses manœuvres secrètes avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Selon le Washington Post, Waltz aurait activement comploté avec le dirigeant israélien pour pousser les États-Unis à frapper l’Iran, sans l’aval du président. Une source citée par le journal affirme que Waltz « semblait partager la conviction de Netanyahou que le moment était venu de passer à l’offensive », ce qui a profondément irrité Trump.
L’incident du Signal, dans lequel Waltz avait malencontreusement ajouté un journaliste à une conversation confidentielle sur une opération militaire au Yémen, n’aurait été qu’un prétexte commode pour précipiter son départ. En réalité, la Maison-Blanche s’inquiétait depuis plusieurs semaines de l’influence grandissante de Waltz dans les échanges bilatéraux avec Israël, et de son zèle à orienter la politique étrangère américaine sans coordination avec le président.
Ce rapprochement jugé excessif avec Netanyahou a été vécu comme une trahison par Trump, qui, malgré son amitié avec Israël, refuse que la politique étrangère américaine soit dictée par un allié. « Vous travaillez pour votre président, pas pour celui d’un autre pays », a tranché un conseiller de la Maison-Blanche. L’éviction de Waltz confirme la volonté de Trump de reprendre le contrôle total de sa politique étrangère, quitte à marginaliser les voix les plus bellicistes de son entourage.
Pour assurer l’intérim, le président a confié la supervision du Conseil de sécurité nationale à Marco Rubio, plus aligné avec ses vues prudentes et transactionnelles.